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Des ressources sur la Shoah en Europe centrale, orientale et dans les Balkans

De l’Autriche à l’Ukraine, des pays baltes aux Balkans, de nombreuses ressources soutenues par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah permettent de mieux connaître les différentes étapes et formes prises par la persécution et l’extermination des Juifs, de 1933 à 1945 : législations antisémites, vexations et exil, expulsions, ghettos, fusillades de masse, déportations, centres de mise à mort et travail forcé. Films, témoignages, cartes interactives, archives, travaux de recherche et ouvrages contribuent à documenter la vie et la destruction des communautés juives dans ces territoires et à transmettre la parole des survivants et des témoins.

2026

Les ressources sont présentées selon un parcours géographique, de l’Europe centrale vers l’Europe orientale, puis vers l’Europe du Sud-Est et les Balkans. Ce classement, établi selon les frontières actuelles, ne correspond pas nécessairement aux frontières et administrations des territoires concernés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cette sélection, non exhaustive, a été constituée à partir des projets soutenus par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah depuis sa création. L’absence de certains pays ne signifie pas qu’ils n’ont pas été touchés par la Shoah, mais qu’aucune ressource issue d’un projet soutenu par la Fondation et correspondant aux critères de cette sélection n’a, à ce jour, été identifiée.


Comprendre et documenter la "Shoah par balles"

Dès septembre 1939 en Pologne, et plus spécifiquement à partir du début de l’été 1941, les unités allemandes (la SS assistée de la Wehrmacht) procèdent à l'extermination par fusillades des populations juives dans les territoires conquis à l'Est. Plusieurs ressources soutenues par la Fondation permettent de mieux connaître cette dimension de la Shoah.

À consulter en ligne

  • La carte interactive de Yahad-In Unum

Depuis 2004, l'association Yahad-In Unum recherche les sites d'exécution massive de Juifs et de Roms tués par les unités nazies en Europe de l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale et recueille les récits des derniers témoins.

Grâce à ces témoignages, l'association localise les fosses communes et documente les massacres de masse. Elle a développé une carte interactive donnant accès aux informations relatives aux massacres recensés, accompagnées de photographies et de témoignages.

► La Fondation soutient ce programme de recherche depuis 2003

► Voir la carte sur le site de Yahad-In Unum

  • In Testimony

Le portail In Testimony, développé par Yahad-In Unum avec le soutien de la Fondation, permet de consulter les témoignages audiovisuels recueillis au cours des enquêtes menées sur les lieux d'exécution.

► En savoir plus

À voir

À travers les récits de témoins, de rares survivants et de bourreaux, ce documentaire revient sur l'extermination par fusillades des Juifs dans les pays de l'Est. Les témoignages ont notamment été recueillis dans les pays baltes et en Ukraine. Le documentaire associe archives, témoignages et analyses d'historiens pour décrire les massacres perpétrés par les Einsatzgruppen.

À lire

De 2021 à 2024, le photographe Antoine Lecharny a entrepris un travail consacré à la "Shoah par balles" et à sa mémoire en Europe de l'Est et dans les pays baltes. Le texte de l'historienne Annette Becker rappelle ce que fut la "Shoah par balles" et associe la rigueur de l'histoire au pouvoir évocateur de la littérature et de l'art.

S'appuyant sur les recherches de Yahad-In Unum et sur les témoignages recueillis par l'association, cet album revient sur l'histoire des massacres des Juifs en Europe de l'Est.

Laurence Benarroche étudie les œuvres de Daniel Mendelsohn, Nicole Krauss et Jonathan Safran Foer, trois écrivains juifs américains travaillés par la mémoire des persécutions nazies subies par leurs familles dans ce que l'on a appelé la "Shoah par balles".

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Membres d’un Einsatzkommando tirant sur des juifs dans un champ à Dubossary, Moldavie. 14 septembre 1941. Dubossary, Moldavie, URSS. Photographe non identifié.
© USHMM, Impérial War Museum. Crown copyright. Droits réservés

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Autriche

À voir

En 1936 à Vienne, à la naissance de son fils, Robert Bernas achète une caméra. Il filme la vie de sa famille, juive franco-autrichienne, et les événements qu’elle traverse durant la guerre. Des images fortes qui racontent une formidable histoire de vie face aux menaces de l’Allemagne nazie et de ses alliés.

À lire

De Vienne et ses humiliations à Paris, en passant par la Suisse, au "camp des hébergés" de Beaune-la-Rolande jusqu’à la cache miraculeuse chez les bonnes sœurs, parmi des aliénées, Moriz Scheyer raconte la fuite sur les routes de France qui durera sept ans.


Tchéquie

À voir

L’histoire du camp-ghetto de Theresienstadt à travers les textes et dessins réalisés dans le camp par des enfants et des artistes avant qu'ils ne soient déportés vers Auschwitz.

À partir d'entretiens réalisés lors de la préparation de Shoah, Claude Lanzmann revient sur le destin de quatre femmes ayant survécu aux persécutions et aux camps : Ruth Elias, Ada Lichtman, Paula Biren et Hanna Marton.

Dans Le Serment d'Hippocrate, Ruth Elias raconte notamment son parcours après l'occupation de la Tchécoslovaquie par les nazis en mars 1939.

1975. Claude Lanzmann filme Benjamin Murmelstein, le dernier Président du Conseil juif du ghetto de Theresienstadt. Il fut le seul “doyen des Juifs” à n’avoir pas été tué durant la guerre.

En mai 1945, la première division d'infanterie de l'armée américaine libère le camp de concentration de Falkenau, dans les Sudètes, en Tchécoslovaquie. Samuel Fuller, alors soldat dans l'armée américaine, filme la libération du camp. Quarante ans plus tard, il commente ces images et s'interroge sur la représentation de l'univers concentrationnaire et la transmission de sa mémoire.

À lire

Ancienne boursière de la FMS, Anna Hájková publie le résultat de ses recherches sur l'histoire sociale du camp de Theresienstadt entre 1941 et 1945 : The Last Ghetto. An Everyday History of Theresienstadt.

Arthur Goldschmidt a été interné durant trois ans à Theresienstadt. Il a ramené de déportation 126 croquis qui restituent, à leur façon, l’atmosphère dans le camp. Cet ouvrage les présente sur un mode sensible et poétique, accompagnés de textes qu'ils ont inspirés à son fils, l'écrivain Georges-Arthur Goldschmidt.

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Des enfants portant l’étoile jaune, dans le ghetto de Theresienstadt, Tchécoslovaquie, 1944. Photo : CICR / M. Rossel


Slovaquie

Ressource pédagogique

Déportés à Auschwitz en 1942, deux jeunes Juifs slovaques, Rudolf Vrba et Fred Wetzler, parviennent à s'évader du camp le 10 avril 1944 afin de révéler au monde ce qui s'y passe et de tenter de sauver des milliers de vies.

Le rapport qu'ils rédigent après leur évasion apporte des informations sur le fonctionnement du camp et le processus d'extermination. Leur mission contribue à alerter sur le sort des Juifs de Hongrie alors en cours de déportation.

La Fondation pour la Mémoire de la Shoah a soutenu la réalisation du dossier pédagogique accompagnant le film Le Rapport Auschwitz, rédigé par l'historien Tal Bruttmann et l'enseignant Christophe Tarricone.

Le dossier est disponible gratuitement en ligne.


Hongrie

À voir

Avec Orphelin, László Nemes s’attache aux ondes de choc de la Shoah dans l’après-guerre. À travers le regard d’Andor, enfant juif né à la fin de la Seconde Guerre mondiale et élevé dans la Hongrie communiste, le cinéaste explore les failles de l’identité, les silences familiaux et la persistance des traumatismes dans une société sous répression.

Budapest 1945. Dans les décombres de la capitale hongroise dévastée par la guerre, le pasteur Sztehlo accueille des orphelins dans une vaste bâtisse. Environ 300 jeunes, de 4 à 18 ans, y arrivent de tous les horizons. Il n’y a rien à manger mais Sztehlo a une idée : laisser les enfants créer une république.

À lire

Nicolas Roth fait partie des 440 000 Juifs qui, en 1944, furent déportés de Hongrie en deux mois. Il livre ici un témoignage foisonnant sur le destin de la communauté juive de Debrecen dès les années 1920, lorsque les persécutions antisémites se multiplient en Hongrie.

  • La Nomade - Élisabeth Kasza (collection "Témoignages de la Shoah" FMS/Le Manuscrit) - disponible en version numérique

Née en Hongrie dans une famille d’origine juive convertie au protestantisme, Élisabeth Kasza connut l’errance de la déportation. Elle dut ensuite s’exiler pour fuir la dictature communiste. Devenue comédienne, elle voyagea encore, de personnage en personnage.

À force de négociations, le diplomate suédois Raoul Wallenberg aidera des dizaines de milliers de Juifs Hongrois à échapper à la mort. Quand en janvier 1945, l’Armée rouge entre à Budapest, il est arrêté comme espion, et disparaît.

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Octobre ou novembre 1944 à Budapest.
Juifs exhibés dans les rues de Budapest par des miliciens des Croix fléchées.


Pologne

Les publications et films permettent d'aborder les ghettos, les centres de mise à mort, Auschwitz-Birkenau, les résistances et les témoignages des survivants.


Comprendre les centres de mise à mort

À lire

À partir de travaux historiques, de témoignages de survivants et des recherches archéologiques récentes, Ton Roozeboom propose une synthèse sur le fonctionnement de Chelmno, Belzec, Treblinka et Sobibor.

À voir

Ce documentaire revient sur le centre de mise à mort de Belzec et sur l'effacement des traces de l'extermination : corps, noms et lieux. Guillaume Moscovitz filme les séquelles de cet effacement.


Témoignages de la Shoah en Pologne

À lire

Szyja Opatowski, surnommé Samy, a dix-sept ans lorsque les troupes allemandes envahissent la Pologne en septembre 1939. Pour ce jeune Juif, c’est un long combat pour la survie qui commence, une lutte de chaque instant pour échapper à l’extermination.

L’un des rares survivants d’Ozarow, Hillel Adler, né en 1920, traduit avec émotion et amour, la vie de son village natal. Il dépeint avec réalisme et humour la vie juive de son Shtetl polonais anéanti par les nazis. Il fait revivre sous nos yeux les habitants, leurs coutumes, les fêtes, les événements qui rythment la vie d’Ozarow.

Un enfant juif polonais survivant de la Shoah est une exception. Né à Demblin en 1933, Henri a connu l’invasion nazie, les persécutions, la première déportation des Juifs de sa ville, le ghetto de Varsovie, la disparition de son père convoqué à la Kommandantur et la seconde déportation à laquelle il se soustrait de justesse.

Jacob Alsztejn brise le silence qui fut le sien pour son petit-fils, Jonathan. Son récit, dense et franc, nous plonge au cœur d'une spirale de mort et de désolation, dont il a pu sortir grâce à son inexpugnable instinct de survie ainsi qu’à l’aide de son frère et de ses camarades.

  • Sans droit à la vie - Simon Grunwald (collection "Témoignages de la Shoah" FMS/Le Manuscrit) - disponible en version numérique

Ce témoignage montre de manière irréfutable la participation massive des Polonais dans le génocide des Juifs de Pologne. Il rappelle aussi l'existence de quelques "Justes" prêts à aider, au péril de leur propre vie, ces Juifs en danger.

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1940, Prisonniers Roms au camp de Bełżec. 

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Varsovie

À voir

À travers notamment les parcours de Cywia Lubetkin et Rachela Auerbach, le documentaire restitue la place des femmes dans l'histoire de la résistance juive du ghetto de Varsovie.

Le film raconte l'histoire d'enfants qui fuient le ghetto et survivent dans la ville occupée en chantant et en vendant cigarettes et journaux. Cinq d'entre eux témoignent de leur expérience.

À lire

Emanuel Ringelblum était un historien polonais engagé dans l'action clandestine du ghetto de Varsovie. A partir de 1942, il rassembla et cacha un maximum de documents. Redécouvertes en 1946 et 1950, ces archives constituent un témoignage unique sur la plus grande communauté juive anéantie par les nazis.

En plus de constituer les archives clandestines du ghetto de Varsovie et de tenir son Journal, l'historien Emanuel Ringelblum avait rédigé une série d’études bouleversantes relatives à l’extermination de la plus grande communauté juive d’Europe. Traduites du yiddish, elles sont désormais disponibles en français. 

Document exceptionnel, le récit de David Klin nous plonge au cœur des résistances juives et polonaises dans Varsovie occupée. On y croise les dirigeants historiques du mouvement socialiste juif du Bund mais aussi des héros méconnus de l’insurrection du ghetto.

En 1939, Emanuel Ringelblum constitue à Varsovie un groupe d'historiens, sociologues, économistes chargé de rassembler les documents relatant le sort des Juifs de Pologne. Jusqu'au printemps 1943, le réseau écrit, avec une conscience de plus en plus claire de la "catastrophe", la chronique de la disparition de la communauté juive de Varsovie.

Résistante, journaliste, historienne, du ghetto de Varsovie à Yad Vashem, Rachel Auerbach a consacré sa vie et ses écrits à la collecte de preuves des crimes nazis et au recueil de témoignages de leurs victimes. Cet ouvrage rassemble pour la première fois en français son Journal du ghetto et les autres textes écrits avant et pendant la guerre.

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Le ghetto de Lodz

À lire

En avril 1945, Isabelle Choko a 16 ans et ne pèse que 25 kilos. Dans l’hôpital de fortune établi par l’armée anglaise après la libération du camp de Bergen-Belsen, on la surnomme "la jeune fille aux yeux bleus". Elle livre ici son histoire, du ghetto de Lodz aux camps nazis.

Juif de Lodz, Moniek Baumzecer est le témoin de l’effondrement de la Pologne, des persécutions envers les Juifs et de leur ghettoïsation. En décembre 1940, il est réquisitionné pour le travail forcé sur les chantiers d’autoroutes en Allemagne. Il est ensuite affecté au camp de Christianstadt (Pologne). Là, ses amours interdites avec une "aryenne" lui valent d’être envoyé au camp de Mauthausen, puis à Auschwitz.

En 1939, Jean Vaislic a 13 ans quand l’armée allemande entre dans Lodz. L’adolescent se retrouve sur les routes de Pologne, fuyant les nazis. De ferme en ferme, il erre, seul, durant des mois avant d’être arrêté en 1942. Plus de 70 ans après la Shoah, il a accepté de livrer son témoignage.


Treblinka, Majdanek et les camps de Pologne

À lire

  • Évadé de Treblinka - Mieczyslaw Chodzko (collection "Témoignages de la Shoah" FMS/Le Manuscrit) - disponible en version numérique

Mieczyslaw Chodzko est déporté à Treblinka puis transféré au camp de travail. Il parvient à s'évader avec douze de ses camarades et publie dès 1944 des articles et rapports sur Treblinka.

Michel Pachter décrit la diversité des persécutions et des moyens d'extermination employés par les nazis, mais également les formes de résistance et de solidarité développées par les déportés.

 

Auschwitz-Birkenau

À voir

Parce qu'il n'a rien ressenti en allant à Auschwitz lors d'un voyage scolaire en Terminale, Baptiste Antignani a pris l'initiative de rencontrer une ancienne déportée, Denise Holstein. L'amitié qui se noue entre eux conduit Denise à livrer des pans entiers de sa vie, et Baptiste à mieux comprendre l'importance du travail de mémoire. 

À lire

C’est surtout le sentiment d’un devoir à accomplir qui a conduit Paul Schaffer à écrire cet ouvrage, malgré la douleur imposée par ce travail de mémoire. Mais il ne s’agissait pas seulement de parler de ces années terribles, il voulait aussi évoquer la vie de famille de son enfance, lorsqu’il habitait à Vienne avant l’Anschluss.

Cet ouvrage, résultat d'un long travail de transcription et de traduction, présente un témoignage fondamental, celui d’Alter Fajnzylberg, l’un des rescapés - et résistant - des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau, décédé en 1987. Déporté dans l’un des tout premiers convois en provenance de Compiègne en 1942, Alter Fajnzylberg est resté dans le camp jusqu’en janvier 1945.

À partir d'archives françaises et allemandes ainsi que de témoignages de descendants, l'historienne Johanna Lehr retrace pour la première fois le parcours de trente-quatre des cinquante-cinq femmes juives du convoi 58, parti de France le 31 juillet 1943, sélectionnées à leur arrivée à Auschwitz pour être soumises aux expérimentations de stérilisation menées dans le bloc 10.

 

Pour approfondir l'histoire de la Shoah en Pologne

À lire

Cet ouvrage collectif rassemble des travaux consacrés à l'histoire de la Shoah en Pologne et à son renouvellement historiographique.

Ce livre se fait l’écho des interrogations qui ont fait du "témoin polonais" une figure centrale dans la réflexion sur l’extermination des Juifs. Le témoin polonais assiste aux massacres perpétrés par l’armée allemande, informe les Alliés du génocide, prodigue de l’aide aux Juifs en fuite. Parfois il profite de leur situation, pour dépouiller, dénoncer ou assassiner.

L'ouvrage s'intéresse au destin des Juifs de Pologne après la destruction des communautés juives pendant la guerre.

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Lituanie

À consulter en ligne

Les enquêtes de Yahad-In Unum permettent de retrouver sur la carte interactive de l'association plusieurs lieux de massacres en Lituanie et les témoignages recueillis auprès de leurs témoins.

À lire

Enfermé dans le ghetto de Wilno, l'actuelle Vilnius, Yitskhok Rudashevski témoigne dans son journal de la vie quotidienne et des aspirations d'un adolescent confronté à l'enfermement et aux persécutions.

Son journal s'interrompt en avril 1943. Son auteur est assassiné quelques mois plus tard à Ponar. Le manuscrit est retrouvé après la guerre dans la cachette où sa famille avait espéré échapper aux nazis.

Le 27 février 1945, Avrom Sutzkever témoignait devant le tribunal de Nuremberg des atrocités commises par les nazis dans le ghetto de Wilno. Jeune poète, il décrit dans ce texte l’horreur et la mort comme faisant partie de l’ordinaire, avec la volonté de restituer la sincérité du témoin tout en gardant le recul d’un observateur neutre.

De sa vie, Annette German – disparue en 2009 – laissa à son petit-fils un cahier de souvenirs. S’appuyant sur ce document, Évelyne, la fille d’Annette, entreprit un long travail de mémoire sur les traces de celle qu’on appelait affectueusement "Mamie Blue", dessinant l’histoire d’une famille juive lituanienne dévastée par la Shoah.

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Lettonie

À consulter

  • Riga : le logement comme observatoire des persécutions antisémites

Le travail de l'historien Éric Le Bourhis, soutenu dans le cadre du programme de bourses de la Fondation, étudie le logement comme observatoire des persécutions antisémites dans la ville soviétique occupée de Riga entre 1941 et 1945.

Ses recherches s'appuient notamment sur les listes d'habitants et les registres d'immeubles conservés aux Archives historiques d'État de Lettonie.

► En savoir plus

À voir

Une partie des témoignages du documentaire a été recueillie dans les pays baltes. Le film constitue ainsi également une ressource pour comprendre les fusillades de masse perpétrées dans cette région.


Estonie

À voir

Le documentaire s'appuie notamment sur des témoignages recueillis dans les pays baltes et permet de replacer l'Estonie dans l'histoire plus large des massacres perpétrés à l'Est.


Biélorussie

À consulter en ligne

Les témoignages et lieux de massacres documentés en Biélorussie dans le cadre des enquêtes de Yahad-In Unum sont accessibles à travers la carte interactive de l'association et le portail In Testimony.

À lire

Ce récit constitue un témoignage de première main de l'un des dirigeants de la résistance juive dans le ghetto de Minsk entre 1941 et 1943. Hersh Smolar témoigne des conditions de vie dans le ghetto, des mouvements juifs de résistance et de l'organisation des partisans juifs et communistes. La résistance permit notamment l'exfiltration de plusieurs milliers de Juifs vers les forêts environnantes.

Publiées pour la première fois en 1984, ces Lettres de ma mémoire constituent à ce jour le seul témoignage connu en biélorusse sur les conditions de vie dans le ghetto juif de Minsk pendant la Seconde Guerre mondiale. Succès d'édition en ex-URSS puis en Allemagne, il est enfin disponible en français.


Ukraine

À voir

Ce documentaire retrace l'histoire du camp de Rawa Ruska en Galicie, dans l'actuelle Ukraine. Environ 24 000 prisonniers de guerre français et belges y furent internés.

Situé à proximité de Belzec, le camp jouxtait le ghetto de la ville. Les prisonniers furent ainsi les témoins de l'extermination des Juifs dans cette région.

Cette fiction franco-ukrainienne a pour ambition de faire revivre une culture disparue et évoque la présence juive en Europe de l'Est et le Yiddishland avant sa destruction par la Shoah. L'histoire se déroule en Ukraine occidentale.

À lire

À travers l'étude de Buczacz, ville de Galicie située aujourd'hui en Ukraine, Omer Bartov analyse les relations entre les populations polonaise, ukrainienne et juive et les processus qui conduisirent à leur transformation puis à la destruction de la communauté juive.

Après Anatomie d'un génocide, Omer Bartov poursuit son étude de Buczacz et, plus largement, de la Galicie. Il confronte les récits et les perceptions des trois communautés - polonaise, ukrainienne et juive - qui peuplaient ce territoire avant la Seconde Guerre mondiale.

Depuis sa fondation en 1794 par l'impératrice de Russie Catherine II, la ville d'Odessa, tolérante et dynamique, attire de nombreux Juifs de l'Empire en quête de sécurité, mais aussi de liberté et de développement économique auxquels ils contribuent largement. Isabelle Nemirovski retrace la grande et la petite histoire de cette ville mythique, son âge d'or au XIXe siècle comme les exils et les massacres de masse du XXe siècle.

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Babyn Yar © Hamburger Institut für Sozialforschung


Russie et territoires soviétiques occupés

À voir

Pendant la guerre, 38 auteurs réunis autour d'Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman entreprennent de documenter la destruction des Juifs dans les territoires soviétiques conquis par les nazis.

À lire

Longtemps censurée, la littérature de témoignage écrite en URSS a été très peu étudiée. À la différence de la littérature occidentale qui évoque des camps d’extermination situés sur des terres lointaines, ces œuvres parlent de la part du génocide qui a eu lieu sur place. Le colloque qui s'est tenu en 2013 à Paris a contribué à faire connaître les voix qui, en Union soviétique, se sont élevées contre l’oubli, en cherchant à comprendre les raisons du silence qui les a étouffées.


Moldavie et Transnistrie

À consulter en ligne

La Moldavie fait partie des territoires documentés dans le cadre des recherches de Yahad-In Unum. La carte interactive et le portail In Testimony permettent de retrouver les lieux et témoignages issus de ces enquêtes.

À lire

Grégoire Cousin, lauréat d'une bourse post-doctorale de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah en 2021, propose une étude approfondie des persécutions subies par les Roms en Transnistrie durant la Seconde Guerre mondiale et dans l’immédiat après-guerre, ainsi que de leurs effets durables sur les survivants et leurs descendants.


Grèce

À lire

Lisa Mano est née en 1916 au sein d’une famille nombreuse et cultivée de Salonique, désormais grecque. Devenue Lisa Pinhas à la veille du conflit, elle a partagé en avril 1943 le sort de sa famille et de la communauté juive de la ville déportées et en quasi-totalité exterminées par les nazis.

Ce corpus de 51 lettres que Sarah Saltiel, Nehama Cazès et Mathilde Barouch, toutes trois des mères juives grecques de Salonique, adressent à leurs fils qui ont pu partir à Athènes, possède une riche valeur documentaire et est en même temps très poignant. Il s’agit de témoignages uniques concernant Salonique occupée par les Allemands à partir d'avril 1941.

Cet ouvrage retrace l'histoire des Juifs après leur expulsion d'Espagne en 1492 jusqu'à leur installation dans les villes de l'Empire Ottoman. Il retrace les étapes les plus importantes dans la construction et la transformation de leur identité en tant que Juifs grecs. 

Ce livre brosse un portrait intime de Salonique, faisant revivre la communauté juive de la ville, qui fut la plus importante de la ville, devant les Turcs et les Grecs, avant d'être engloutie par la Shoah. Surnommée la "Jérusalem des Balkans", Salonique était au XIXe siècle une incroyable ville cosmopolite, pluriethnique et multiconfessionnelle, à la fois cité industrielle et carrefour culturel.

Des ressources sur la Shoah en Europe centrale, orientale et dans les Balkans

Grèce, 1943. Transport de Juifs de Didymotique vers le camp d'extermination de Treblinka.
© Musée juif de Grèce

Quelques ressources pour approfondir 

À voir

Tourné entre 1976 et 1981 et sorti en 1985, Shoah de Claude Lanzmann constitue une œuvre majeure sur l'extermination des Juifs d'Europe.

Le film donne notamment une place considérable aux lieux de la destruction en Pologne et aux témoignages de survivants, témoins et acteurs du processus d'extermination.

Le film a été numérisé et restauré avec le soutien du CNC et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Il est disponible en DVD et en vidéo à la demande.

À lire

Après des décennies de recherche, l'historien anglais David Cesarani (1956-2015) a réévalué l'histoire de la Shoah en démontrant que l'extermination des Juifs par Hitler n'était ni expressément planifiée ni inévitable. Ouvrage d'une autorité manifeste, cette synthèse profondément bouleversante est traduite pour la première fois en français.

Fondé sur de nombreuses archives inédites, nourri de voix innombrables (journaux intimes, lettres, mémoires), ce second volume de L’Allemagne nazie et les Juifs déroule l’effroyable scénario qui mène à la "solution finale" et à sa mise en œuvre dans l'Europe occupée. Complicité des autorités locales, soutien actif des forces de police, passivité des populations et notamment des élites, mais aussi promptitude des victimes à se soumettre aux ordres dans l’espoir d’améliorer leur sort ou, à terme, d'échapper à l'étau nazi : c’est cette histoire d’une extrême complexité, au comble de l'horreur, qui est ici relatée avec une maîtrise rare.

L'originalité de cet ouvrage tient dans le fait de rassembler, dans un même volume, des éléments factuels (sur les origines, le déroulement, la géographie de la Shoah), mais aussi des réflexions sur la question mémorielle, ainsi que des contributions sur des questions plus sensibles. L'ambition affichée est de proposer une synthèse précise, à jour et accessible de l’histoire de la Shoah.

Des ressources sur la Shoah en Europe centrale, orientale et dans les Balkans

Publications des boursiers et anciens boursiers de la FMS

Les boursiers et anciens boursiers nous signalent régulièrement la parution de publications en lien avec les recherches menées grâce au soutien de la Fondation. Relevant de disciplines et de thématiques variées, ces travaux ont tous pour point commun de porter sur la Shoah et les génocides.

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