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    130 lycéens sur les traces de familles juives dans la Shoah

    Année scolaire 2015 / 2016
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    Chaque année, le Lycée Fénelon-Notre-Dame de La Rochelle organise un voyage mémoriel et civique à Auschwitz-Birkenau. Les attentats de janvier 2015 et la forte mobilisation des lycéens qui a suivi ont incité deux autres établissements à s'associer à cette démarche cette année. Depuis septembre, 130 élèves des lycées Pierre Doriole, Fénelon et Saint-Exupéry travaillent ainsi sur l'histoire de cinq familles juives de Charente-Maritime.

     

    Un voyage sur les traces de familles déportées

    Ce projet inter-lycées a mené les élèves jusqu’en Pologne, sur les traces de cinq familles juives de leur région, raflées, déportées et assassinées. Durant ce voyage de 9 jours, ils ont notamment découvert le camp d'internement de Drancy et l'ancienne gare de déportation de Bobigny, d'où ces familles ont été déportées, et les camps de Dachau, Mauthausen et Auschwitz-Birkenau.

    À chaque étape, un temps de commémoration était prévu, conçu par les élèves eux-mêmes. Ils ont ainsi fabriqué des origamis, symboles de paix, qu'ils ont placés sur les rails de la gare de Bobigny. À la fin du voyage, les "porte-drapeaux" des 3 lycées ont prononcé chacun un discours "d'homme et de femme libres", depuis la tribune même d'où Hitler diffusait ses discours de haine à Nuremberg.

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    Un important travail préparatoire

    Si ce voyage, moment phare du projet, a permis aux lycéens de prendre concrètement la mesure de ce qu’a été l’extermination des Juifs durant la Shoah, un important travail préparatoire a été réalisé en amont, et différents travaux de restitution sont prévus.

    Avant le départ, les élèves ont ainsi rencontré Henri Borlant, survivant d'Auschwitz-Birkenau, et l'épouse de Jean Grignon, ancien déporté à Dachau à présent décédé. Ils ont également fourni un important travail de recherche à partir de documents d'archives. Ils ont ainsi découvert que le jeune Claude Krawiec, que l'on pensait mort en déportation, avait en fait été caché durant la guerre.

     

    Après le voyage : des travaux de restitution

    Le 28 janvier 2016, une rencontre-bilan a été organisée entre les 130 lycéens et Olivier Falorni, député de la circonscription de La Rochelle. Une émission de radio et une exposition de photos du voyages sont également prévues.

    Enfin, une plaque commémorative doit être posée sur les murs de l'école Paul Boumer en avril 2016. Rédigé par les élèves, le texte rappelle qu'elle fut, durant la Seconde Guerre mondiale, un camp de transit. La plupart des familles juives dont l'histoire a été retracée durant ce travail de mémoire y furent internées, avant d'être envoyées à Drancy et déportées à Auschwitz par le convoi 68.


    Ce projet pédagogique a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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