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    La Torah n’est pas au ciel - Eliezer Berkovits

    Éditions de la revue Conférence - 2018
    Texte

    Dans cette synthèse magistrale, Eliezer Berkovits (1908-1992), un des grands rabbins et philosophes juifs du XXe siècle, analyse avec clarté les enjeux profondément humains de la Loi juive, la halakhah. Sa réflexion est nourrie de ses responsabilités de grand rabbin de Berlin en 1939, où il mesura comment une application trop rigide de la loi avait des effets catastrophiques pour certains Juifs mis dans l’incapacité d’émigrer. Ces impasses le hanteront et inspireront une bonne partie de son œuvre ultérieure, qu’elle porte sur le get (acte de divorce) et la condition des femmes ou le statut de la halakhah dans le contexte de la Shoah.

    Explorant les diverses techniques d’exégèse employées par les rabbins pour faire évoluer le droit, il s’interroge sur la notion d’autorité et la place de la halakhah dans une société démocratique. Il montre, dans le droit fil de la tradition rabbinique, que la Loi juive est toujours en construction puisque, suivant un fameux passage du Talmud, "la Torah n’est pas au ciel".

    Ces pages posent admirablement le problème de la dimension éthique de la vie juive et insistent sur la dimension humaniste de la Loi. La halakhah, comme l’indique la racine du mot haloch ("marcher"), est ce "pont par lequel la Torah passe de l’écrit à l’acte vivant". Puisque la vie est en perpétuel changement, le droit est toujours une négociation entre l’absolu juridique et les circonstances variables, et doit constamment faire appel à une "interprétation créatrice". 

    La Torah n’est pas au ciel - Eliezer Berkovits
    Texte

    La traduction de l’ouvrage d'Eliezer Berkovits est suivie d’une postface de Pierre-Emmanuel Dauzat, qui rappelle quelle fut la dimension de ce grand penseur, juriste et théologien. 

    Traduit de l’anglais par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat, ce livre a été publié aux éditions de la revue Conférence dans la collection Teamim, dirigée par Livia Parnes et Pierre-Emmanuel Dauzat. Il a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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