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    Claims Conference - Programme de compensation et de maintien à domicile

    Revalorisation en 2017
    Texte

    La Claims Conference reconnaît parmi les victimes juives du nazisme, outre les déportés et les personnes ayant vécu en ghetto, les personnes qui ont vécu cachées en France, les Juifs de Tunisie ou du Maroc ayant connu des restrictions de liberté, et les personnes ayant fui leur zone de résidence pour échapper aux persécutions nazies. Cette reconnaissance donne droit à une compensation financière mais aussi dans certains cas, à financer des aide à domicile. Différents services sont à même d’orienter les survivants et de les aider à faire valoir leurs droits.

     

    La Claims Conference

    En 1951, l’Allemagne fédérale a reconnu une dette imprescriptible envers les Juifs, dette morale car rien ne pourrait jamais réparer la monstruosité des crimes nazis et l’immense souffrance des Juifs.

    La Claims Conference a alors été créée pour répondre aux demandes matérielles de réparation. La Claims Conference finance des aides directes aux survivants (sous forme de pension ou d’allocation unique). Elle finance également des programmes de maintien à domicile à travers trois agences partenaires en France : Adiam Solidarité (Région parisienne), Casip (moitié Nord de la France), Casim (moitié Sud de la France).

     

    Critères d’éligibilité

    Les critères d’éligibilité s’élargissent avec le temps afin d’étendre les droits à toutes les victimes de la Shoah qui ne seraient pas couvertes par les dispositifs existants. En France, ces mesures peuvent aujourd’hui concerner d’anciens enfants cachés ou une partie des Juifs d’origine marocaine ou tunisienne victimes du nazisme.

    • Les pensions versées par la Claims Conference au titre du Fonds Article 2 concernent les survivants des camps et des ghettos. Elles peuvent aussi être attribuées aux personnes juives ayant vécu dans l’illégalité, sous une fausse identité ou avec de faux papiers pendant au moins 4 mois. Ce critère concerne une grande partie des enfants cachés en France. Attribuée selon des critères de ressources, cette rente s’élève, depuis l'été 2017, à 351 euros par mois.

      > Voir les critères d'éligibilité au Fonds Article II (en anglais) sur le site de la Claims Conference.

       
    • Autre programme de compensation, le Fonds Hardship, consiste en une indemnisation, en un ou deux versements, de 2556 euros. Il concerne les personnes ayant subi une privation de liberté (ghetto, travail forcé, camp, vie en cachette ou sous une fausse identité), celles qui ont fui le régime nazi, celles ayant connu une "restriction" de liberté comme le port de l’étoile jaune, celles ayant connu une restriction de mouvement. Depuis 2013, ce dernier critère concerne également les Juifs persécutés au Maroc ou en Tunisie.

      > Voir les critères d'éligibilité au Fonds Hardship (en anglais)

       
    • En janvier 2015, un Fonds pour les enfants survivants de la Shoah a été créé en reconnaissance de la souffrance de ces enfants, séparés de leurs parents, cachés, victimes de privations, de maltraitances dans les ghettos ou de l’horreur des camps de concentration. Les personnes éligibles peuvent bénéficier d’un versement unique de 2500 €.

      > Voir les critères d'éligibilité du Child Suvivor Fund (en anglais)
       

    Cette reconnaissance ouvre aussi la possibilité, dans certains cas, de bénéficier de services à domicile, de participations aux frais médicaux ou d'une aide d’urgence, à travers les services du Casip-Cojasor dans la moitié Nord de la France, de l’Adiam en région parisienne, du Casim dans la moitié Sud de la France, soutenus également par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

     

    Déposer une demande

    Un formulaire de demande unique est proposé sur le site Internet de la Claims Conference. Il vous permettra de vérifier que vous êtes bien éligible, et le cas échéant de demander une pension, un versement unique d’indemnité.

    Télécharger le formulaire de demande français (pdf) 

    Le dépôt d’un dossier auprès des programmes de la Claims Conference est gratuit.

    Il est recommandé de contacter le correspondant français de la Claims Conference ou un service social juif régional pour vous aider à remplir ce formulaire. Ces bureaux pourront s’assurer, en fonction de votre parcours, que votre dossier est complet. Cette assistance est toujours gratuite.

     

    Contacts

    • Fondation Casip-Cojasor
      Bureaux de la Claims Conference
      47 boulevard de Belleville
      75011 Paris

      Alexandra Guyot
      Tél : 01 49 23 85 77 / 76
      Email : alexandra.guyot@casip-cojasor.fr
       
    • FSJU - Service Passerelles
      39 rue Broca
      75005 Paris

      N° Vert (gratuit) : 0 800 39 45 00
      Email : passerelles@fsju.org
      www.fsju.org

      Le service Passerelles a des correspondants à Paris, Lyon, Nice, Marseille, Strasbourg et Toulouse.
       
    • Mémorial de la Shoah

      Sarah Mimoun
      Tél : 01 53 01 17 04
      Email : compensation@memorialdelashoah.org 
       
    • Adiam Solidarité
      42 rue Le Peletier
      75009 Paris

      Tél : 01 42 80 34 73
      Email : contact@adiam.net
      www.adiam.net
       
    • Plateforme AMéA / CASIM

      Tél : 04 96 10 06 70
      Email : amea@casim.fr
       
    • Fondation Casip-Cojasor
      Service pour les survivants de la Shoah et les ayants droit

      Tél : 01 49 23 85 70
      Email : surv.shoah@casip-cojasor.fr
      www.casip-cojasor.fr

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