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    Sur les traces de la vie juive en Pologne - Lycée français de Düsseldorf (Allemagne)

    Année scolaire 2021-2022
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    Sur les traces de la vie juive en Pologne : Auschwitz, Cracovie, Chmielnik, Lodz

    Depuis 8 ans, deux professeurs du lycée français international Simone Veil de Düsseldorf en Allemagne emmènent des élèves de Terminale sur les lieux de la mémoire de la Shoah en Pologne, pour un voyage de plusieurs jours dont ils tirent un film de restitution.

    La première étape commence à Auschwitz sur les traces de l'extermination des Juifs, mais aussi dans la ville d'Oświęcim, sur les traces des Juifs qui y vivaient, avec un atelier dans la synagogue pour faire découvrir aux élèves la vie quotidienne à Oświęcim.

    Le voyage remonte ensuite le temps en allant sur des sites qui évoquent la présence juive en Pologne, avec des itinéraires qui évoluent d’année en année. En février 2022, les élèves sont donc allés à Cracovie (traces de la vie juive, ghetto et Musée Schindler), Lodz (vie juive et ghetto, centre Edelman, gare de Radegast transformé en mémorial) et Chielmnik, petite bourgade polonaise qui a perdu toute sa population juive. Aujourd’hui, la synagogue reconstruite accueille un musée.

    Ce projet comporte aussi une dimension de transmission à l'intérieur de l'établissement, puisque les élèves de Première reçoivent des mains des Terminales ayant participé au voyage, un message et une mission lors de la soirée de restitution, celui d'être les "Pas-suivant".

    Les élèves à Birkenau. ©DR

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    Les élèves produisent à la fin du voyage un travail de restitution sous forme d'une vidéo d'une dizaine de minutes découpée par journée. Celle-ci traduit l'étonnante maturité des élèves : ils ne se contentent pas de raconter les étapes d'un voyage qu'ils ont préparé, ils livrent aussi des éléments de leur réflexion sur les enjeux mémoriels liés à la disparition des traces de la Shoah et de la vie juive dans la Pologne contemporaine. Le commentaire restitue l'ambiance avec justesse - le froid et l'atmosphère lugubre donnant une idée de la vie au camp - et semble prendre la mesure de l'ampleur du crime avec l'empilement des objets appartenant aux déportés - jouets, valises, cheveux, habits... - vus derrière les vitrines.

    Avec sincérité, les élèves s'interrogent aussi sur la présence d'habitations à proximité de l'ancien centre de mise à mort, soulignant qu'il leur serait impossible de vivre à côté du plus grand cimetière du monde, qui contient dans un petit étang les cendres d'un million de morts.

    Au-delà de l'importance de redonner un nom et un visage à tous les disparus de la Shoah, ils montrent les traces laissées par cette histoire tragique - comme les pans de murs d'un ghetto, une synagogue sans fidèles devenue musée - et aussi différents mémoriaux dans plusieurs villes de Pologne.

    Ce film, entièrement réalisé par les élèves, permet d'apprécier l'impact certain du voyage sur leur compréhension de l'histoire et des enjeux de transmission de mémoire qui lui sont liés.
     

    Ce projet pédagogique a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

    Vidéo de restitution du voyage

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