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    Pingouin et Goéland et leurs 500 petits - Michel Leclerc

    Sortie en salles : mercredi 27 janvier 2021
    Texte

    C’est l’histoire d’un couple qui ne pouvait pas avoir d’enfant.
    C’est l’histoire d’un couple qui en a eu des centaines.
    C’est l’histoire d’Yvonne et Roger Hagnauer, que tout le monde appelait Goéland et Pingouin, totems qu’ils avaient pris pendant la guerre et qu’ils ont gardés toute leur vie.
    C’est l’histoire d’intellectuels de gauche, anarchistes, pacifistes, syndicalistes, féministes, qui ont traversé le siècle dernier en marquant profondément tous ceux qui les ont rencontrés.
    Et puis, c’est un peu mon histoire, puisque ma mère a été sauvée par eux, et a passé dans cette maison toute son enfance jusqu’à son mariage, 17 ans plus tard.

    Michel Leclerc

    Roger et Yvonne Hagnauer, alias Pingouin et Goéland, ont sauvé ensemble 500 enfants, juifs et non-juifs, pendant la Seconde guerre mondiale, dans une grande maison de Sèvres, près de Paris. 

    Ouverte en 1941 pour héberger des enfants de la région parisienne victimes des restrictions alimentaires, la Maison d'enfants de Sèvres évolue rapidement en refuge, abritant sous l’Occupation de nombreux enfants juifs, des orphelins et des victimes de guerre de toutes nationalités, ainsi que des adultes en situation irrégulière (étrangers, juifs, résistants, réfractaires au S.T.O.), comme un certain Marcel Mangel, futur Mime Marceau.

     

    Yvonne Hagnauer dite "Goéland" avec quelques-uns des enfants de la maison de Sèvres - photo Agat Films 

    Texte

    Dans son film "Le nom des gens" sorti en 2010 et récompensé aux Césars, le personnage d'Annette Martin, la mère mutique du héros principal, était directement inspiré de la mère du réalisateur, Michel Leclerc. Dans ce documentaire, celui-ci tire le fil de cette histoire personnelle que sa mère ne lui a jamais directement racontée. Désormais décédée, c'est en interrogeant ses amies de la maison de Sèvres qu'il va tenter de comprendre ce qu'elle avait vécu pendant la guerre et gardé à jamais pour elle. 

    À partir de multiples archives, visuelles et sonores, il raconte avec beaucoup de tendresse l'histoire d'un couple hors du commun qui a marqué ceux et celles qui ont bénéficié de leur protection, soutien et affection. 

    Mais, le film pose aussi, de manière assez frontale, la question du rapport à l'identité juive. Privé par sa mère d'une quelconque transmission de sa culture juive d'origine, le réalisateur revendique un "droit à l'oubli" que d'aucuns pourraient lui refuser. Car, après la Shoah, a-t-on le droit de renier son identité juive ? 

    Affiche du film 

    Texte

    Documentaire, France, 2020, 1h50, Agat Films-Ex Nihilo / Arte / Sophie Dulac Distribution. 

    Sorties en salles mercredi 27 janvier 2021. 

    Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. 

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