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 La justice française à l'épreuve du génocide des Tutsi rwandais. Les procès d'Octavien Ngenzi et Tito Barahira devant la Cour d'assises de Paris 2016-2018 - Timothée Brunet-Lefèvre
Thèse soutenue en décembre 2023

Depuis 2014, des Rwandais accusés de génocide sont jugés dans des tribunaux français. Ce fut le cas d’Octavien Ngenzi et Tito Barahira, les deux anciens bourgmestres de la commune de Kabarondo, jugés conjointement devant la Cour d’assises de Paris en première instance (2016) puis en appel (2018). Cette thèse interroge les conditions d’enquête et d’instruction d’un dossier de génocide par la justice française, face à un crime de masse lointain approché dans son échelle la plus locale.

Les chemins de l’exil : destins croisés de femmes scientifiques juives dans les années 1930 et 1940 - Anna Cabanel
Bourse postdoctorale 2022-2023

Ce projet de recherche étudie les destins croisés de femmes universitaires et scientifiques juives dans l’Europe des années 1930 et 1940 en retraçant leurs trajectoires, de l’exil forcé aux défis de l’adaptation et de la reconstruction d’une carrière à l’étranger. Il s’intéresse aux parcours de ces scientifiques, comme Emmy Klienberger photographiée ici, par deux fois marginalisées du fait de leur sexe et de leur judéité.

Collecte des noms des victimes polonaises de la Shoah
Depuis 2010

Sur les quelque 6 millions de Juifs assassinés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, la moitié l'ont été en Pologne. C'est aussi dans ce pays qu'il reste le plus de victimes à identifier : 800 000 personnes à qui il s'agit de redonner un nom et une histoire, pour sauvegarder et entretenir leur mémoire. C'est l'une des missions de l'institut international Yad Vashem à laquelle la Fondation apporte son soutien.

Violences d'un autre genre. Ethnographie les mémoires criminelles des prisonnières génocidaires du Rwanda - Violaine Baraduc
Thèse soutenue fin 2022

Ethnographique, cette thèse propose une étude de la participation des femmes au génocide et des conditions d’élaboration d’une mémoire de cet événement dans l’espace carcéral. Elle pose aussi la question des circonstances du passage à l’acte à travers l’expérience de deux femmes hutu, autrices de crimes infanticides en 1994. Cette thèse interroge les outils épistémologiques et méthodologiques dont disposent les sciences sociales pour étudier la violence extrême à partir des récits façonnés par ses autrices.

Danser dans les ghettos et dans les camps : entre persécution et survie - Laure Guilbert
Bourse postdoctorale 2022-2023

Cette étude originale s'inscrit dans le champ des études historiques récentes portant sur les pratiques artistiques marquées par l'expérience de la Shoah. Elle a pour ambition de brosser un panorama des formes de survie par la danse dans les espaces d’enfermement instaurés par le Troisième Reich au fil de sa politique d’extermination. En miroir, sont interrogées les fonctions humiliantes et persécutives des pratiques de danse imposées par les bourreaux