Eugène Klein eut un destin hors du commun ; une vie aux multiples facettes qu’il nous présente ici entrelacées dans un témoignage riche et inédit. Eugène Klein vécut sa jeunesse en Hongrie dans un dénuement cruel. Durant la Première Guerre mondiale, il fut enrôlé dans l’armée austro-hongroise et servit en particulier dans les Carpates où les conditions de vie étaient terribles. Le bonheur, il le connut en France dans l’entre-deux-guerres. Son aptitude pour le sport – il pratique la course à pied – lui a permis de s’y installer et de fonder une famille. Parce qu’ils étaient juifs, Eugène et les siens connurent les persécutions nazies, ils furent arrêtés à Paris le 1er mai 1943 et déportés à Auschwitz II-Birkenau en Pologne. Suite...
KLB 58907 est le matricule auquel les nazis ont réduit Gabriel Lampel
en mai 1944 au Konzentration Lager (« camp de concentration ») de
Buchenwald. Gabriel connaît toujours par coeur et en six langues ces cinq chiffres. Ils ne lui ont pas été tatoués sur le bras gauche comme cela se faisait alors à Auschwitz. C’est pourtant là que le 27 mai 1944, sa mère et lui sont précipités du seul fait d’être nés juifs. Sa mère disparaîtra dans ce monde invraisemblable où la mort côtoyait l’horreur. Gabriel est l’un des 440 000 Juifs déportés de Hongrie en seulement deux mois. Suite...
Préface de Stéphane Hessel - Charles Palant a été arrêté à Lyon en août 1943, par la Gestapo, avec
sa mère et sa soeur Lily âgée de 17 ans. Internés au Fort Montluc,
ils sont déportés début octobre vers Auschwitz via Drancy ; lui seul
est revenu en 1945 après avoir connu la « marche de la mort » et
la libération à Buchenwald.Dans son récit, Charles Palant, né en 1922 à Paris, raconte son parcours depuis son enfance dans le quartier populaire de Belleville où, comme sa famille, les Juifs immigrés vivaient alors nombreux. Suite...
La traduction en allemand de cet ouvrage de la Collection "Témoignages de la Shoah" est maintenant disponible. Ce livre relate l’expérience douloureuse d’un enfant juif, né de parents émigrés de Pologne dans l’entre-deux-guerres, et épargné dans un premier temps avec les siens du fait de la protection du droit international s’appliquant à son père prisonnier de guerre. Il est ensuite interné à 11 ans, début 1944, avec sa mère et ses frère et sœur, à Drancy, puis déportés au « camp de l’étoile » de Bergen-Belsen. Suite...
Maurice Szmidt est devenu un homme lorsque, convalescent, il s’est
mis à rédiger ce qu’il venait de subir afin d’en conserver la mémoire
qu’il sait fragile. Aussi est-ce sans détour ni omission qu’il nous livre
dans ce témoignage la cruelle réalité de ce qu’il a vécu, du premier coup
de canon qui le réveille le 10 mai 1940 à Anvers – où, venu de Pologne,
il vivait avec ses deux sœurs et ses parents juifs pratiquants –, aux
retrouvailles avec sa famille à Lyon trois ans plus tard. Suite...