"Les personnes qui ont accepté de se joindre à nous l’ont fait sur la même base : la défense de la vérité historique concernant la Shoah et la volonté d’établir un dialogue fondé sur le respect et la compréhension mutuelle."
"Dans le cadre de cette démarche, la FMS a fait traduire en arabe et en persan des livres importants comme le Journal d’Anne Frank ou Si c’est un homme de Primo Levi. Un site multilingue a également été mis en ligne ; il présente des informations synthétiques sur la Shoah, la culture juive et l’histoire des Juifs dans le monde arabo-musulman. Comme l’ensemble du site, cette dernière partie a été relue par des historiens renommés ; car dans ce projet, comme dans son travail quotidien, la FMS n’a jamais eu la prétention de « dire l’histoire », que ce soit celle de la Shoah, celle des Juifs en général ou celle des Juifs sépharades en particulier. "
"Sur ce dernier aspect, il n’y a dans notre initiative aucune trace de « mépris » pour les Juifs sépharades. Le dédain et le « négationnisme » (pour reprendre le terme outrancier utilisé sur un blog polémique), c’eût été de ne pas parler sur notre site de l’histoire des Juifs dans le monde arabo-musulman et de ne pas reconnaître leur souffrance. Mais nous l’avons fait, peut-être de façon incomplète, mais nous l’avons fait."
"Cela étant dit, précisons simplement que le Projet Aladin a reçu un accueil favorable, notamment au sein du monde arabo-musulman. De nombreux médias et plusieurs milliers de sites web et de blogs s’en sont déjà fait l’écho. Le site du projet est consulté, les livres téléchargés, de nombreux contacts ont été pris et de nouvelles initiatives de dialogue ne manqueront pas de prendre forme. Le Projet Aladin est en marche, nous nous en réjouissons."
Anne-Marie Revcolevschi
Directrice générale de la FMS





